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Action du cerveau sur l'audition

Temps de lecture: 3 minutes
Par
01/03/17

Nous entendons avec notre cerveau, pas avec nos oreilles.

Bien évidemment, nos oreilles capturent les sons qui sont acheminés vers le cerveau qui les interprète. Ainsi, l'ouïe – et en particulier la compréhension orale – résulte d'un processus non pas mécanique mais cognitif.

En d'autres termes, entendre c'est penser.

Nos oreilles acheminent tous les sons vers notre cerveau. Elles ne font pas le tri et elles ne s'arrêtent jamais. Même pendant le sommeil nos oreilles transmettent des informations à notre cerveau.

C'est notre cerveau qui fait ensuite tout le travail. Il filtre les sons jugés sans importance, comme les conversations des clients d'un restaurant et les bruits de la circulation au loin. Sans que nous nous en rendions compte, notre cerveau s'affaire en permanence, faisant le tri parmi les innombrables sons et décidant de l'importance à donner à chacun d'eux.

Mais avant toute décision, notre cerveau doit extraire du sens de la masse d'ondes acoustiques qui remplissent l'air. Notre cerveau prend les signaux sonores transmis par nos deux oreilles et les compare. Ce faisant, il identifie la source des différents sons.
Nous utilisons des informations de localisation pour déterminer quelles parties de cette masse de sons proviennent des objets et des individus, voire des animaux, car n'oublions pas que nos aptitudes ont évolué durant notre passé lointain primitif, lorsque notre capacité à localiser les menaces et la nourriture était indispensable à notre survie.

Une fois que notre cerveau a distingué la source d'un son, il compare le son aux sons stockés dans notre mémoire. Ce faisant, il détermine si le son correspond à un son que nous avons déjà entendu et donc s'il nous est connu. Mais il arrive aussi que notre cerveau ne trouve aucune référence à un son dans la banque de données de notre mémoire. Il peut alors l'ajouter et l'intégrer à l'outil de comparaison. Entre-temps, le son inconnu nous a alertés sur la présence d'un danger potentiel.

Une fois que le cerveau a extrait les données sonores brutes de vos oreilles et les a transformées et interprétées, il peut extraire plus d'informations sur votre environnement. À partir de données telles que le temps nécessaire au son pour produire un écho et la quantité d'écho créée par le son, notre cerveau nous donne une idée de l'espace qui nous entoure. Les différentes surfaces présentes dans une salle opèrent un changement sur le son alors qu'il rebondit sur elles pendant leur acheminement à nos oreilles.

Tous ces calculs sont effectués de manière simultanée dans notre cerveau. Parce que c'est le cerveau qui donne du sens aux sons, une bonne audition n'est pas qu'une question de volume des sons produits. Une bonne audition exige que le cerveau reçoive toutes les informations dont il a besoin. Il doit percevoir la moindre fréquence et le moindre son.
Si le cerveau ne reçoit pas les bons sons lui permettant de traiter l'information, il redouble d'effort pour donner du sens aux sons partiels qu'il reçoit. Quand des sons ne lui parviennent pas, il tente de pallier ces lacunes – un exercice souvent difficile et éprouvant. 

 

Au lieu d'augmenter le volume et de surcharger davantage votre cerveau, il est plus judicieux de soulager le cerveau en lui fournissant les outils dont il a besoin. Pour donner du sens aux sons qu'il perçoit, le cerveau doit avoir accès à l'intégralité du paysage sonore afin de pouvoir se focaliser sur les sources sonores pertinentes.
C'est précisément ce que font les aides auditives modernes. Dotées de processeurs plus puissants que jamais, elles n'ont plus besoin d'affiner le champ sonore lorsque vous vous trouvez dans un environnement bruyant. Une aide auditive parfaitement adaptée aux spécificités du patient permet de compenser les parties manquantes du champ sonore afin de restaurer les conditions de travail optimales pour le cerveau.

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