problèmes auditifs chez l'enfant

 

Les enfants aussi peuvent présenter des problèmes auditifs. Ces troubles de l’audition sont parfois difficiles à détecter chez les plus petits. Pourtant, un dépistage précoce permet une prise en charge plus rapide et limite les risques de complications.

 

Comment détecter un problème auditif chez l'enfant ?


Le dépistage d’un trouble de l’audition chez les plus jeunes n’est pas toujours évident. Certains indices peuvent vous mettre sur la voie, car l’ouïe est un sens particulièrement important pour le développement du nourrisson et du jeune enfant.

Un problème auditif est plus facile à repérer chez un enfant qui a déjà acquis la parole puisqu’il peut présenter des difficultés à s’exprimer. Chez le bébé, certains signes peuvent également vous mettre la puce à l’oreille :

  • Il ne réagit pas aux bruits forts ;
  • Il ne tourne pas la tête quand vous lui parlez ;
  • Il ne babille pas.

 

En matière d’apprentissage, le retard de langage reste l’un des signes les plus caractéristiques. Mal entendre les sons et les mots rend cette acquisition encore plus complexe. Tous ces signes ne sont pas nécessairement la preuve d’un problème auditif. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin afin de faire réaliser un bilan auditif.

Quelles sont les causes des troubles auditifs des enfants ?

Le trouble auditif chez l’enfant peut avoir de multiples origines :

    audition de l'enfant
    • Certaines infections contractées par la mère pendant la grossesse – à l’image de la toxoplasmose ou de la rubéole – peuvent engendrer des déficiences auditives dites « congénitales », c’est-à-dire existantes dès la naissance.
    • Certaines anomalies génétiques peuvent également entraîner un trouble de l’audition. On estime que près de 40 gènes seraient associés à la surdité. C’est pour détecter précocement ce type de troubles que tous les nouveau-nés font l’objet d’un dépistage néonatal.

    Chez l’enfant plus âgé, les difficultés auditives sont souvent consécutives à des otites à répétition. On parle alors de surdité de transmission. Celle-ci résulte d’une transmission du son obstruée par une inflammation ou du liquide, contrairement à la surdité de perception qui elle, se caractérise par une lésion de la cochlée et/ou de certaines voies nerveuses. Cette dernière peut être consécutive à un traumatisme, à une infection, à une prise médicamenteuse...

    Vous pensez que votre enfant entend mal ? Parlez-en à son médecin traitant. S’il le juge nécessaire, il vous adressera à l’un de ses confrères spécialistes des troubles auditifs chez l’enfant. Ce dernier procédera alors à un examen ORL approfondi ainsi qu’à différents tests audiométriques afin de détecter une éventuelle déficience.

    En fonction des résultats obtenus, le praticien pose son diagnostic et propose la mise en place d’un traitement adapté.

    • S’il conclut à une surdité de transmission, le médecin préconise généralement des soins spécifiques afin de rétablir la transmission des sons au sein du système auditif.
    • La pose de drains transtympaniques par voie chirurgicale (« yoyo ») n’est envisagée que chez des enfants présentant des otites séreuses récurrentes.
    • La surdité de perception requiert quant à elle un appareillage particulier. Dans ce cas, l’ORL oriente son jeune patient vers un audioprothésiste.

     

    En parallèle d’un suivi ORL régulier, un enfant présentant une surdité de perception se voit généralement préconiser un appareillage auditif. Le choix de la prothèse la plus adaptée à l’enfant est fait par un audioprothésiste sur les indications données par le médecin.

    Chez les sujets en bas âge, le contour d’oreille représente l’appareillage le plus souvent proposé par les professionnels, car les prothèses intraoculaires sont trop grosses pour être introduites dans le conduit auditif d’un enfant. Plusieurs séances d’essayage peuvent être nécessaires pour que la ou les prothèses soient parfaitement réglées et aident l’enfant à mieux percevoir les sons.