Quels sont les symptômes et les impacts au quotidien ?
La cophose, qu’elle soit unilatérale ou bilatérale, se manifeste par des signes. Reconnaître ces symptômes est essentiel pour consulter rapidement et limiter les conséquences sur la vie quotidienne.
Baisse auditive soudaine ou progressive
La perte d’audition peut survenir brutalement, en quelques heures, ou s’installer lentement sur plusieurs semaines. Les personnes touchées décrivent souvent une sensation d’oreille bouchée, une difficulté à distinguer les consonnes ou encore un besoin accru d’augmenter le volume de la télévision ou du téléphone. Les conversations deviennent floues ou inaudibles, surtout dans les environnements bruyants, ce qui oblige parfois à demander aux interlocuteurs de répéter ou de parler plus fort.
Isolement social, perte d’équilibre, acouphènes
Lorsque la communication devient difficile, certaines personnes tendent à éviter les situations sociales, de peur de ne pas comprendre ou de se sentir mises à l’écart. La cophose peut également s’accompagner de troubles de l’équilibre, liés à l’atteinte de l’oreille interne, et d’acouphènes (bourdonnements, sifflements), particulièrement gênants dans le silence. Ces symptômes peuvent provoquer une fatigue importante et altérer la qualité de vie.
Troubles du langage chez l’enfant
Chez l’enfant, la cophose représente un obstacle majeur au développement du langage et à l’apprentissage. Une audition réduite ou absente complique la reconnaissance des sons et la formation des mots. Non traitée, elle peut entraîner des retards scolaires, une difficulté à interagir avec les autres et un impact durable sur la communication.
Un test auditif chez l'enfant permet de détecter rapidement ces signes, obtenir un diagnostic précis est la première étape vers une prise en charge adaptée par l'ORL et un audioprothésiste pédiatrique.
Comment établir un diagnostic fiable de la cophose ?
Le diagnostic précis d’une cophose repose sur des examens spécialisés, un bilan auditif* permet de confirmer la perte auditive totale, d’en mesurer l’étendue et d’en déterminer la cause. Ces tests sont réalisés par un audiologiste ou un médecin ORL et sont simples, indolores et non invasifs.
Audiométrie et tympanométrie : tests de référence
L’audiométrie est le test auditif de référence pour évaluer l’audition. Elle mesure la capacité à percevoir différentes fréquences et intensités sonores, et permet de déterminer s’il s’agit d’une surdité de transmission, de perception ou mixte.
La tympanométrie, quant à elle, analyse la mobilité du tympan et la transmission des vibrations sonores à travers l’oreille moyenne. Elle aide à identifier d’éventuels problèmes mécaniques (perforation, fluides, rigidité de la chaîne ossiculaire) qui peuvent contribuer à la perte auditive.
Ces examens peuvent être complétés par des tests objectifs, comme les otoémissions acoustiques (OEA) ou la réponse auditive du tronc cérébral (ABR/BAER), qui mesurent l’activité électrique du nerf auditif et du cerveau en réponse aux sons, même lorsque la personne ne peut pas répondre volontairement.
Rôle de l’IRM et du bilan ORL complet
Lorsque les tests auditifs confirment une perte totale, un bilan ORL complet est indispensable pour en rechercher la cause. L’IRM (imagerie par résonance magnétique) permet de visualiser le système auditif : l’oreille interne, le nerf auditif et les structures cérébrales associées, afin de détecter une lésion, une tumeur ou une malformation.
Ce diagnostic précis est essentiel pour orienter la prise en charge et déterminer si une solution comme l’implant cochléaire ou d’autres techniques de réhabilitation auditive peuvent être envisagées.